Modèle A

Philippe de BOURGOGNE


Histoire émouvante de M. Philippe de BOURGOGNE


                     Ancien bourgmestre d'Estaimbourg.

Ci-après quelques détails de la vie de ce noble chevalier, ancien  page de Louis XVI, ancien capitaine commandant des chasseurs de Calonne, ancien bourgmestre d'Estaimbourg.

Après avoir fait ses études à Arras, le jeune Philippe entra aux pages du Roi en 1789, année de la destruction de la Bastille.


Le chevalier de Bourgogne était de service dans les appartements de Louis XVI, le 20/06/1791, veille du jour du départ du Roi pour Montmédy. Il quitta le château à minuit? Ignorant le projet de fuite du monarque. Il n'en fut prévenu que le lendemain.


Il dut chercher asile pour se soustraire aux recherches. Il fut arrêté avec deux de ses camarades. Poussée par une foule en délire, on fit monter les trois victimes dans un fiacre et, arrivé au milieu de la rue St Honoré, on voulut les pendre.


Un escadron de gendarmes  les délivra de justesse.


Leur mort n'était qu'ajournée. La gendarmerie les amena à l'hôtel de ville et, furent mis au secret.


N'ayant pu être convaincu d'avoir coopéré à la fuite du Roi, il fut renvoyé à plus ample informé de six semaines, la nouvelle de l'arrestation de Louis XVI à Varennes, il fut relâché.


Le dévouement de Philippe de Bourgogne venait d'être mis à une cruelle épreuve. Le chevalier ne tarda pas à être témoin de bien d'autres insultes et de bien douloureuses calamités.

Philippe de Bourgogne qui assistait à toutes les tristes scènes intimes de la famille Royale, se trouvait près du Roi, comme un page, lorsque les portes du château des Tuileries furent forcées par 20.000 hommes. Le prétexte de cette invasion était le refus du Roi de sanctionner plusieurs décrets.

Ce n'était que le prélude des évènements qui eurent lieu le 10 août suivant; quarante jours après cette scène déplorable, le canon populaire allait tonner contre l'antique demeure du Roi!


Le château des Tuileries, aussitôt attaqué, est vigoureusement défendu par les soldats suisses. Au milieu des combats, Philippe de Bourgogne resta auprès du Roi.


Louis XVI, ayant été suspendu de ses fonctions royales par l'assemblée législative,  Louis et sa famille furent conduits au temple et enfermés dans la tour.


Le chevalier Philippe de Bourgogne comprit que désormais il ne pouvait plus être utile a son maître et que son devoir était de s'expatrier pour rejoindre l'armée des princes.


Il resta caché pendant quelques temps au sein  de la capitale et fut exposé aux plus grands dangers. Son existence était affreuse, sans cesse en butte à la crainte d'une dénonciation et de la mort. Il parvint à sortir de Paris et à regagner la Belgique.

Philippe de Bourgogne rejoignit l'armée des princes. Il reçut le titre de capitaine commandant des chasseurs de Calonne. Ce titre était signé Louis-stanislas-xavier, et de Charles-Philippe, comte d'Artois, fils de France, frère du Roi; daté de Verdun, le 11/09/1792.

Le chevalier fit partie de l'escorte qui vint à Bruxelles pour protéger le départ de la  princesse Marie-Christine de Suède.


En 1793, il prit part à la défense de la place de Maestricht, ce qui lui valut le titre de Bourgeois de cette ville.


En 1802, le chevalier Philippe de Bourgogne vint se fixer définitivement à Tournay (Belgique), où il épousa, le 03/05/1809, Mademoiselle Marie-Claire-Josephe-Julie de Brandt de Maizières, fille du marquis de ce nom, ancien officier du Roi.


Il eut le malheur de perdre sa femme le 15/02/1810, après avoir eut un fils, Charles de Bourgogne.


Il accepta d'être le bourgmestre de notre communes de 1830 à 1835.


Il est décédé à Tournay, le 19/06/1851, à l'âge de soixante-dix-sept ans et cinq mois.